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De nombreux défis pour le CRB

Le centre de ressources biologiques du CHU a vu sa double-certification renouvelée sans réserve, fin avril. Son équipe, historiquement basée à Cayenne, travaille à étendre son activité aux autres sites du CHU : Kourou et Saint-Laurent. Elle prépare également le passage à l’accréditation, d’ici à 2030, et a entamé un rapprochement avec les autres CRB ultramarins.
21 July 2026
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Fin avril, la double-certifications ISO du centre de ressources biologiques (CRB) du CHU de Guyane a été renouvelée sans réserve pour trois ans. Cette décision conforte ainsi la seule biobanque humaine européenne en Amérique latine, qui conserve environ 13 600 échantillons de fluides et de tissus aux fins de recherche. « Cette double-certification nous permet de nous assurer que nous sommes toujours conformes et de faire un point complet, trois ans après notre première certification. En trois ans, nous nous sommes améliorés sur tous les sujets tout en restant dans les normes de fonctionnement des CRB », se réjouit Hugo Pouchain, responsable opérationnel et qualité du CRB.

Cette confirmation marque également le point de départ de plusieurs chantiers. Le premier sera de passer de la certification à l’accréditation, comme les laboratoires, d’ici au 1er janvier 2030.« D’autres pays européens le font, constate Hugo Pouchain. C’est un processus très long, avec des exigences plus élevées. Pour de petits CRB, elle est plus difficile à obtenir. »

C’est la raison pour laquelle, les biobanques d’Outre-mer –Guyane, Martinique, Guadeloupe et La Réunion – ont créé cette année le Réseau des CRB santé des Drom. « L’intérêt est de pouvoir partager nos documents sur la qualité. Comme nous sommes plus petits, avec des équipes plus restreintes, il est important de pouvoir échanger sur nos pratiques. Lors de l’accréditation, celui qui passera en premier pourra éclairer les autres. »

La création de ce réseau a également un intérêt scientifique :

- Pouvoir répondre à des appels à projets et solliciter des financements plus importants ;

- Travailler sur des sujets communs : maladies infectieuses, diabète, drépanocytose…

D’un point de vue institutionnel, cette union permettra de :

- Porter les arguments des Outre-mer d’une même voix ;

- Porter la voix de l’ensemble des Outre-mer dans les instances nationales, lorsqu’un CRB ultramarin y participe.

A l’échelle de la Guyane, la biobanque est également impactée par la création du CHU. L’objectif est que le CRB, créé en 2014 au Centre Hospitalier de Cayenne, se déploie désormais à Kourou et Saint-Laurent-du-Maroni, qui ne conservaient que très peu d’échantillons jusqu’à présent. Shana Augustin et Giovany Marie-Rose, techniciens du CRB, accompagnent donc les professionnels des deux autres sites. « Leur expertise et leur engagement quotidien sont indispensables à notre bon fonctionnement », souligne le Dr Kinan Drak-Alsibai, référent médical du CRB. « Nous allons prévoir les circuits de collecte et de conservation, et harmoniser nos pratiques pour qu’on ne puisse pas différencier un tube prélevé à Cayenne, Kourou ou Saint-Laurent-du-Maroni », explique Hugo Pouchain. Ce déploiement de la biobanque sera ainsi de nature à favoriser la recherche sur l’ensemble des sites du CHU.

L’équipe du CRB du CHU de Guyane.

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Pierre-Yves Carlier
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