Le CHU de Guyane au colloque sur l’élimination du paludisme sur le plateau des Guyanes
Un colloque sur l’élimination du paludisme sur le plateau des Guyanes s’est tenu les 13 et 14 août, à Paramaribo. Une délégation du CHU de Guyane y a participé. Elle était composée du Pr Hatem Kallel, président de la commission médicale d’établissement du CHU de Guyane, du Pr Magalie Pierre Demar, cheffe de pôle médico-technique du CHU de Guyane, et du Pr Loïc Epelboin, infectiologue au CHU de Guyane – site de Cayenne. Alors que le Suriname est déclaré exempt de paludisme depuis 2025, l’objectif des pays voisins est d’y parvenir d’ici à 2030.
Le plateau des Guyanes est considéré comme « l’un des environnements les plus difficiles pour le contrôle et l’élimination du paludisme dans les Amériques en raison de son inaccessibilité, de ses populations très mobiles et pendulaires dans des frontières poreuses, de la présence d’une importante activité minière aurifère comme principal facteur de transmission du paludisme et de risque de résistance aux antipaludiques, ainsi que de la présence de populations autochtones rencontrant des obstacles pour accéder aux structures de santé en zones isolées ».
Le Pr Loïc Epelboin est intervenu lors d’une table ronde consacrée aux actions ciblées sur les orpailleurs, considérés comme un réservoir clef du paludisme dans la région. Il a présenté les travaux réalisés dans le cadre du programme de recherche Malakit (lire cet article de la Lettre Recherche du CHU de Guyane) ainsi que les spécificités de la hausse des cas de paludisme depuis 2023. Il a notamment détaillé les travaux menés avec l’équipe mobile d’intervention contre le paludisme (Emip), rattachée au pôle CDPS – Hôpitaux de proximité du CHU de Guyane. Dans la Lettre pro, l’Agence Régionale de Santé consacre également un article aux travaux de l’Emip et notamment à l’intervention qu’elle a menée en début d’année dans les villages du Haut-Maroni.
Pour sa part, le Pr Demar a présenté un cadre pour l’élimination du paludisme aux frontières. Il s’articule autour de :
- L’identification de villages prioritaires / sentinelles en fonction du nombre de cas, des rechutes, de la mobilité et des liens avec les sites d’orpaillage ;
- La mise en place d’équipes mobiles régulières pour le diagnostic, le traitement, la prévention et le suivi ;
- L’implication des autorités coutumières, les agents de santé communautaires et les médiateurs locaux (éducation, sensibilisation) ;
- La réalisation d’une enquête rapide pour chaque cas confirmé ;
- L’identification des éventuelles chaînes de transmission encours ;
- La coordination de la surveillance et le suivi en Guyane française, au Suriname et dans l'Amapa (Brésil).
Les Recherches du CHU :
Pionniers de l'Innovation en Santé
La Guyane est un territoire aux enjeux épidémiologiques spécifiques. Le CHU est un centre actif de recherche, en particulier dans les domaines des maladies infectieuses, de la santé publique et de l’environnement tropical. Nous soutenons une dynamique de recherche partenariale, favorisant l’innovation, l’analyse des déterminants sociaux de la santé et l’amélioration continue des pratiques de soin.








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