Recherche et innovation : moteurs du CHU de demain

La Guyane est un territoire aux enjeux épidémiologiques spécifiques. Le CHU est un centre actif de recherche, en particulier dans les domaines des maladies infectieuses, de la santé publique et de la médecine tropicale. Nous soutenons une dynamique de recherche partenariale, favorisant l’innovation, l’analyse des déterminants sociaux de la santé et l’amélioration continue des pratiques de soin.

La recherche au CHU :
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Vers de nouvelles solutions

La recherche au CHU de Guyane s’articule autour des maladies infectieuses tropicales et de la santé publique. Les projets portent principalement sur les maladies infectieuses et tropicales, les pathologies chroniques et transition épidémiologique, la santé maternelle, la néonatale et infantile, la santé publique et la santé des populations, société, culture et santé. L’objectif est également de soutenir le développement de nouvelles spécialités universitaires encore peu représentées.

Longtemps centrée sur l’observation, la recherche en Guyane amorce aujourd’hui un tournant vers l’interventionnel, avec des études sur les médicaments et dispositifs médicaux. Cette évolution s’accompagne d’une approche intégrée « One Health » pour comprendre les maladies tropicales dans leurs dimensions humaine, animale et environnementale, ainsi que de l’émergence de thématiques telles que l’innovation en santé et la performance des systèmes de soins.

L’organisation de la recherche repose sur l’implication de tous les pôles, qui peuvent y participer avec le soutien de la Délégation à la recherche clinique et l’innovation (DRCI) et du CRB Amazonie (Centre de Ressources Biologiques). La DRCI regroupe plusieurs structures régionales et assure des missions de promotion, d’investigation, de valorisation, de qualité et d’enseignement.

A gloved hand holds test tubes with blood samples near a centrifuge machine.
A person in a lab coat uses a pipette to handle samples in a laboratory.A scientist uses a pipette to add liquid to test tubes in a laboratory.

Nos projets financés par le FEDER via la CTG

CARYANA
Une étude des zoonoses en milieu pénitentiaire en Guyane. Le projet CARYANA est une étude de recherche menée par le CHU de Guyane au sein du Centre pénitentiaire de Guyane. Il vise à mieux connaître plusieurs zoonoses, maladies infectieuses pouvant être transmises par les animaux ou l’environnement et particulièrement importantes en milieu tropical.Environ 450 personnes nouvellement incarcérées seront suivies pendant leur détention, jusqu’à un an. Des questionnaires et des prélèvements sanguins permettront d’étudier notamment la leptospirose, la fièvre Q, la maladie de Chagas, l’histoplasmose et la toxoplasmose. L’étude cherchera à déterminer la fréquence de ces infections à l’entrée en détention, à mesurer la survenue de nouvelles infections au cours du suivi et à mieux identifier les facteurs d’exposition associés.

Au-delà du milieu pénitentiaire, CARYANA doit contribuer à améliorer les connaissances sur la circulation des zoonoses en Guyane et sur leurs facteurs de risque. Les résultats pourront ainsi participer au développement de stratégies de prévention, de dépistage et de soins adaptées au territoire guyanais, notamment en soins primaires.Le projet associe plusieurs équipes scientifiques et laboratoires spécialisés et bénéficie du soutien financier du Fonds européen de développement régional (FEDER) et de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG).

CUREMA
Vers l’élimination du paludisme dans la région : nouvelle stratégie de traitement radical pour les populations difficiles d’accès et mobiles sur le plateau des Guyanes Curema est un projet de recherche qui a pour but d’évaluer une intervention innovante visant l’élimination du paludisme parmi les personnes impliquées dans l’exploitation minière artisanale, qui travaillent et se déplacent à travers le plateau des Guyanes. Cette communauté représente en effet l’un des principaux foyers de circulation du paludisme dans cette région et, plus largement, en Amazonie.Ce projet allie la distribution gratuite de kits d’autodiagnostic et d’autotraitement du paludisme (« malakits ») dans un packaging adapté, avec un traitement radical pour les hypnozoïtes de P. vivax pour les potentiels porteurs asymptomatiques après avoir testé les contre-indications au traitement. L'intervention réalisée entre 2022 et 2025 a inclus près de 2000 participants et 1000 personnes ont participé aux études d'évaluation. Les données sont en cours d'analyse et de publication et permettront aux autorités sanitaires et aux autres acteurs intervenants sur le paludisme d'adapter des stratégies ciblées à ces populations. Pour plus d'informations: www.curema-project.org.
Le projet CUREMA bénéficie du soutien du Fonds européen de développement régional (FEDER) et de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG).

GUYALEISH
Une étude des facteurs de risque d'échec thérapeutique dans la Leishmaniose Cutanée en Guyane. La Leishmaniose Cutanée est une maladie parasitaire, transmise par la piqûre de phlébotomes. Elle est fréquente en Guyane, avec entre 100 et 400 cas/an selon les années, et peut entraîner des lésions potentiellement défigurantes. Bien que des traitements existent, des échecs thérapeutiques persistent, qui obligent à obliger plusieurs molécules différentes et retardent la guérison. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces échecs, liés soit aux propriétés du parasite, soit à celles du patient infecté.Le projet GUYALEISH vise à investiguer le rôle du microbiote des lésions de leishmaniose, de la réponse immunitaire du patient, des caractéristiques cliniques du patient et celles du parasite dans la survenue d'échec thérapeutique. Pour ce faire, les prélèvements réalisés pour le soin des patients au CHU de Guyane (composante du Centre National de Référence des Leishmanioses) seront utilisés pour des tests supplémentaires, afin de tester la sensibilité des souches parasitaires aux médicaments, évaluer les protéines de l'inflammation et de l'immunité ainsi que le microbiote des germes associés aux Leishmania dans les lésions. Ces techniques de laboratoire innovantes sont issues de l'expérience acquise par l'équipe sur les dernières décennies, en partenariat avec l'Université de Guyane (équipe TBIP Tropical Biomes and Immunophysiopathology).

Ce projet permettra, à terme, d'adapter le traitement des patients et donc de diminuer la proportion d'échec et accélérer la guérison. Il permettra donc d'améliorer la prise en charge des patients guyanais et de proposer des recommandations utiles à tous les autres pays endémiques en Amérique du Sud. Le projet GUYALEISH bénéficie du soutien du Fonds européen de développement régional (FEDER) et de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG).
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EPI LEPR 2
Comprendre le rôle des animaux et de l’environnement dans la transmission de la lèpre en Guyane. La lèpre, aussi appelée maladie de Hansen, est une maladie infectieuse causée par la bactérie Mycobacterium leprae. Elle touche principalement la peau et les nerfs. En Guyane, les recherches menées dans le cadre du projet EPI LEPR 1 ont notamment mis en évidence la présence de cette bactérie chez des tatous. Le rôle que pourraient jouer ces animaux et l’environnement dans le maintien et la circulation de la bactérie en Guyane reste toutefois à préciser.Le projet EPI LEPR 2 vise à étudier les liens entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement. Les équipes s’intéresseront à l’exposition des personnes à la bactérie. Elles étudieront également des échantillons provenant de ces animaux et de leur environnement, afin de mieux décrire le bacille et de comprendre leur circulation dans l’environnement, y compris dans les terriers des tatous. Pour explorer les terriers, difficiles d’accès, le projet prévoit d’utiliser un robot spécialement conçu pour y effectuer des prélèvements. Les analyses seront menées par les laboratoires partenaires, et les résultats seront partagés avec la communauté scientifique et le grand public.Le projet vise aussi à étudier l'efficacité des traitements chez les patients infectés par la lèpre en Guyane, en comparant les données chez les personnes recevant des régimes d'antibiotiques et d'anti inflammatoires différents.

EPI LEPR 2 permettra d’améliorer les connaissances sur la circulation des bactéries responsables de la lèpre en Guyane. Le projet est porté par le Centre hospitalier de Cayenne, en partenariat avec l’Institut Pasteur de Guyane, et bénéficie du soutien e l'Europe via le Fonds européen de développement régional (FEDER-FSE) et de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG).
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La recherche médicale au CHU Guyane :
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Innovations et perspectives

Des ateliers réalisés dans le cadre de Nutri pou Ti’moun.
Recherche
21 Jul 2026

Un tiers des femmes enceintes en insécurité alimentaire et nutritionnelle

Les premiers résultats de l’étude Nutri pou Ti’moun viennent d’être publiés. Ils montrent que parmi 730 femmes enceintes interrogées dans les trois maternités de Guyane, une sur trois était en situation d’insécurité alimentaire et nutritionnelle pendant sa grossesse. Les auteurs ont identifié des facteurs de risque, mais aussi des facteurs protecteurs. Ces travaux se poursuivent, notamment avec des interventions auprès de ce public. D’autres résultats seront présentés aux prochaines Assises amazoniennes de gynécologie, obstétrique et anesthésie.
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all-etablissement
CHU Guyane
Patient en hémodialyse.
Recherche
21 Jul 2026

La recherche en néphrologie se développe

En Guyane, un habitant sur six souffre d’insuffisance rénale chronique (IRC), le double de l’Hexagone. Plusieurs études sont en cours pour mieux comprendre les spécificités du territoire.
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all-etablissement
CHU Guyane
Consultation lèpre par les professionnels de santé du CHU de Guyane.
Recherche
21 Jul 2026

La lèpre, présente dans les Amériques bien avant les colons ?

Science, une des revues scientifiques les plus prestigieuses au monde, a publié un article révélant pour la première fois qu’une bactérie responsable de la lèpre circulait dans les Amériques plusieurs siècles avant l’arrivée des Européens. Le CHU de Guyane a participé à cette découverte !
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all-etablissement
CHU Guyane
Traitement des échantillons au CRB.
Recherche
21 Jul 2026

De nombreux défis pour le CRB

Le centre de ressources biologiques du CHU a vu sa double-certification renouvelée sans réserve, fin avril. Son équipe, historiquement basée à Cayenne, travaille à étendre son activité aux autres sites du CHU : Kourou et Saint-Laurent. Elle prépare également le passage à l’accréditation, d’ici à 2030, et a entamé un rapprochement avec les autres CRB ultramarins.
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all-etablissement
Cayenne
L’essai Bi-Light vise à alléger le traitement des patients infectés à la fois par le VIH et le virus de l’hépatite B.
Recherche
21 Jul 2026

Co-infection VIH-VHB : un essai pour améliorer la qualité de vie des patients

Le CHU de Guyane fait un pas de plus dans la recherche interventionnelle. Au côté d’autres hôpitaux de France, il participera à l’essai Bi-Light.
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all-etablissement
CHU Guyane
Recherche
21 Jul 2026

#11 La recherche médicale en pratiques : l’ARC moniteur

Après nous avoir présenté toutes les étapes préparatoires à une étude, dans la rubrique « La recherche médicale en pratique », le dessinateur Olivier Copin nous dévoile le métier d’attaché de recherche clinique investigateur. Dernier rempart contre l’erreur, il exerce une sorte de « contrôle qualité ».
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all-etablissement
CHU Guyane
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